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Grippe: Réponses aux questions les plus fréquentes (FAQ)

Grippe saisonnière

Q:Combien de temps les personnes restent contagieuses ?

R:La durée de contagiosité du virus de la grippe saisonnière est de 6-7 jours donc 1 semaine (24heures avant les symptômes et 4-6 jours dès l’apparition des symptômes)

Q: Peut-on être porteur sans être malade et transmettre la grippe saisonnière ?

R:les enfants voir les adultes (moins fréquent) peuvent être porteurs sains du virus de la grippe saisonnière (d’ou la nécessité d’une vaccination du personnel soignant qui pourrait être porteur asymptomatique , ce qui reste relativement rare chez l’adulte). A noter que le virus de la grippe est transmissible 24heures avant le début des symptômes, le patient grippé peut transmettre le virus alors qu’il ne présente pas encore des symptômes. Pour la grippe pandémique, le taux de porteur sain en particulier chez les enfants sera certainement beaucoup plus faible.

Grippe aviaire virus H5N1

Q: S’agit il d’une infection récente?

R: Le virus aviaire est connu depuis plusieurs années et en 1997 un élevage de volaille a été atteint et décimé par ce virus, en Hollande

Q: Où trouve t-on le virus chez l’oiseau ?

R: le virus aviaire se retrouve dans le système respiratoire et le tube digestif des animaux atteints

Q: Comment se transmet le virus de la grippe aviaire?

R:Le virus se transmet lors de contact avec la volaille malade, ses plumes ou déjections (fientes et sol souillé par les fientes => aérosolisation lorsqu’on remue la poussière du sol)

Q: Combien de temps vit le virus aviaire dans l’environnement ?

R:cela est hautement dépendant de différents facteurs comme la quantité de virus, le type d’environnement, l’entretien de l’environnement mais le virus peut dans les conditions favorables persister plusieurs jours dans l’environnement (2-3 jours). Cependant, avec un entretien rigoureux de l’environnement, cette durée peut être réduite de façon importante (quelques heures). Les désinfectants-détergents habituellement utilisés pour traiter l’environnement détruisent de façon optimale le virus aviaire. Il en est de même pour le virus de la grippe saisonnière et par analogie il sera très probablement de même pour le virus pandémique.

Q: Risque t-on d’être malade si on consomme de la viandede poulet un animal atteint ?

R:La viande des animaux malades est détruite sur place par mesures de précautions et pour éviter toute dissémination du virus mais si la viande est bien cuite, le virus est détruit.

Q: risque t-on d’être malade si on consomme des œufs?

R:Pour les œufs d’élevage en batterie il n’y a pas de risque  

Q:Quels risques pour les enfants lorsqu’ils jouent avec un oiseau mort ?

R: Pour l’instant on peut être rassurant face à ce cas de figure car même si l’oiseau mort est atteint du virus aviaire, le risque de transmission à l’homme est actuellement très faible. La majorité des cas de grippe aviaire humaine sont décrits parmi les éleveurs et les personnes ayant un contact étroit avec des animaux malades. Il est néanmoins important de rappeler aux enfants que l’on ne joue pas avec des animaux morts (risque contamination avec d’autres germes telles des bactéries). De plus, il faut demander aux enfants qui auraient touché un animal mort de se laver immédiatement les mains avec de l’eau et du savon. Les adultes doivent mettre l’oiseau ou l’animal dans un sachet en plastique avant de le déplacer.

Q:Les chats peuvent-ils être atteints par le virus aviaire?

R: le virus H5N1est naturellement adapté aux oiseaux. Actuellement la transmission directe du virus H5N1 des oiseaux aux mammifères est sporadique, mais, lorsqu’elle se produit, elle est très dangereuse car elle est associée à un taux de morbidité et de létalité élevé. L’infection par le virus aviaire H5N1 a déjà été observée chez l’homme, mais aussi chez d’autres mammifères : un primate (macaque), la souris, le porc, le furet, le chat domestique, le tigre et le léopard. Le virus ne se transmet pas facilement entre mammifères, car il n’est pas adapté à ces espèces. Le virus aviaire a été retrouvé chez un chat domestique (Allemagne) qui se serait probablement infecté en mangeant un oiseau infecté mais actuellement aucun cas de transmission documentée du virus du chat à un autre animal ni à l’homme n’a été décrit.

Q:Les autres animauxpeuvent ils transmettre le virus?

R:L’infection par le virus aviaire H5N1 a déjà été observée  aussi chez d’autres mammifères : un primate (macaque), la souris, le porc, le furet, le chat domestique, le tigre et le léopard. Le virus ne se transmet pas facilement entre mammifères, car il n’est pas adapté à ces espèces. Le chien est réputé comme une espèce assez résistante aux virus influenza A. Il peut cependant être infecté par le virus H3N2 humain et le virus H3N8 responsable de la grippe équine. Cette dernière infection peut développer une maladie mortelle chez certains chiens.  Elle n’a été rencontrée jusqu’à présent qu’aux Etats-Unis. Ces données très partielles permettent de conclure que le chien est sensible à certaines souches de virus influenza A de mammifères. Aucun cas clinique naturel dû au virus aviaire H5N1 n’a été rapporté chez le chien. Il manque de données expérimentales pour connaître la sensibilité éventuelle du chien au virus aviaire H5N1.

Q:Existe-t-il des cas de transmission inter-humaine du virus H5N1?

R: Aucun cas de transmission clairement documenté n’a été démontré jusqu’à ce jour. La transmission même du virus de l’animal à l’homme peut être considérée exceptionnelle car peu de cas humains sont décrits par rapport au nombre d’épidémies décrites dans la population aviaire

Q:Et en Amérique ce virus circule-t-il?

R:Pour l’instant l’OMS n’a pas décrit de cas en Amérique, ceci est en partie explicable par les flux migratoires des oiseaux sauvages terrestres. Mais les oiseaux sauvages aquatiques, qui suivent les routes migratoires depuis la Sibérie orientale vers l’Alaska ou depuis l’Islande vers le nord du Canada via le Groënland pourraient être à l’origine de l’introduction du virus sur le continent américain”, selon M. Juan Lubroth, expert en santé animale de la FAO. Car une fois dans les régions de l'Arctique, le virus H5N1 serait capable de suivre les routes migratoires nord-sud et s’étendrait jusqu'à la Terre de Feu. Bien que la souche H5N1 n’ait pas encore été décelée sur le continent américain, d’autres sous-types du virus de la grippe aviaire (H5N2, H7N3) avaient provoqué des maladies animales au cours des dernières années, notamment au Canada, au Chili, aux Etats-Unis et au Mexique, mais elles avaient été éliminées avec succès.

Pandémie de grippe

Q: Virus pandémique: s’agit il du même virus que celui de la grippe espagnole?

R: La grippe de 1918, aussi nommée à tort «grippe espagnole», est due à une souche H1N1 particulièrement virulente et contagieuse de grippe qui s'est répandue de 1918 à 1919. Cette pandémie a fait de 20 à 40 millions de morts, 30 millions selon l’Institut Pasteur voire, voire 100 millions selon certaines réévaluations récentes. Son surnom «grippe espagnole» vient du fait que seule l’Espagne non impliquée dans le conflit de 1914-18 a pu, en 1918, publier librement les informations relatives à cette épidémie Les journaux français parlaient donc de la «grippe espagnole» qui faisait des ravages «en Espagne» sans mentionner les cas français qui étaient tenus secrets pour ne pas faire savoir à l'ennemi que l'armée était affaiblie.

Chaque 40-60 ans il y a une grande mutation du virus. Le prochain virus pandémique sera différent du virus responsable de la grippe espagnole: Mutation importante du virus => immunité insuffisante de la population contre ce nouveau virus => pandémie

Q: La prochaine pandémie sera t-elle comparable à celle de 1918?

R:Le risque de dissémination sur le plan mondial du virus pandémique est important en raison des échanges très importants (hommes d’affaires, militaires, touristes…) et donc le risque de dissémination de ce virus sur les 5 continents est directement lié à l’augmentation des échanges. En ce qui concerne la virulence, si le virus pandémique conserve les caractéristique du virus H5N1animal actuel, il faut s’attendre à des dégâts importants au sein de la population touchée. Ceci reste cependant une hypothèse car puisque le virus pandémique ne circule pas encore.

Q: Que faire des volières en cas de pandémie?

R: En cas de pandémie humaine, le risque encouru est un re-transfert du virus aux animaux avec possibilité d’une nouvelle mutation du virus chez l’animal donc nouvelle épidémie chez les animaux. Donc il faudrait éviter le contact entre animaux et homme (isoler complètement la volière)

Q: Foyer pour sans abris quelle prise en charge en cas de pandémie dans le canton de Vaud?

R: Pour l’instant les autorités travaillent encore sur ce dossier et il n’existe pas d’instructions précises pour ce type d’institutions. Actuellement la prise en charge de ces personnes est assimilée à la prise en charge de la population générale.

Q:Qui va travailler une fois que les garderies et les écoles seront fermées?

R: Le plan pandémique Suisse (plan pandémique de l’OFSP disponible sur site Internet www.bag.admin.ch ) prévoit de préserver ce qui est vital pour le pays (soins, transports, nourriture) et donc il est prévu de privilégier le maintien au travail des personnes occupant ces fonctions indispensables à la survie de la collectivité. Il faut relever que chaque canton est responsable de la déclinaison du plan pandémique ce qui signifie qu’à terme il y aura 26 plans pandémiques (26 cantons).

Vaccination

Q: Obligation de faire vacciner contre la grippe saisonnière?

R: En Suisse, la vaccination n’est pas obligatoire, mais fortement conseillée pour les populations à haut risque et à l’exception d’un cas de force majeure (tentative d’éradication d’un germe hautement contagieux et virulent) il n’est pas prévu de modifier cette politique.

Q: Est-ce que le vaccin contre la grippe saisonnière rend le virus plus résistant?

R: Non, le vaccin est élaboré à partir d’une partie du virus de manière à ce que notre système immunitaire produise des anticorps qui vont reconnaître le virus et l’empêcher de pénétrer dans nos cellules pour s’y multiplier. Le problème est que le virus de la grippe saisonnière mute continuellement et les anticorps produits à partir d’un vaccin précédant ne sont plus à même de reconnaître le nouveau virus saisonnier.

Q: Peut-on transmettre le virus, si on est vacciné?

R:Si la production d’anticorps lors de la vaccination (production d’anticorps) est suffisante il n’y a pas de risque de transmission du virus. la vaccination  empêche le virus de pénétrer dans les cellules et par là la multiplication du virus. Il faut cependant rappeler que comme pour toute vaccination, certains individus ne vont pas produire des anticorps en quantité suffisante et dans ce cas, ils pourront s’ils sont au contact du virus transmettre ce virus et développer la maladie.

Q: Un vaccin contre le virus H5N1 ayant été développé, pourquoi ne pas vacciner les animaux plutôt que les hommes ?

R Il est difficile de vacciner les oiseaux sauvages qui lors de leur migration transportent le virus. Il existe un vaccin pour les poulets contre la grippe aviaire mais en Egypte malgré une vaccination à grande échelle des foyers d’infection persistent tout de même. Ceci pourrait probablement être du à une production insuffisante d’anticorps chez l’animal

Q: Qui sera concerné par la vaccination pré pandémique?

R: En Suisse, le vaccin sera proposé à toute la population. En effet la Confédération a commandé 8 millions de doses. Il est prévu de vacciner toute la population en 2 semaines dès la déclaration de la phase 4 du plan pandémique. L’OFSP se charge d’organiser la vaccination. La confédération décidera de l’obligation de cette vaccination sur base de la Loi sur les épidémies (les autorités peuvent rendre obligatoire une vaccination = protection de la communauté).

Traitements

Q: Quelle efficacité du Tamiflu (oseltamivir) sur le virus de la grippe pandémique?

R: L'oseltamivir (Tamiflu) est un médicament antiviral qui est inhibe la neuraminidase présente à la surface du virus. Autrement dit, il bloque les fonctions de la neuraminidase et empêche ainsi  la diffusion de l'infection virale. Il peut être utilisé dans le traitement et la prophylaxie du virus de la grippe (influenza A et influenza B). L'oseltamivir a été élaboré à partir d’un médicament naturel produit à partir de l’anis étoilé. Son efficacité dans le traitement est hautement dépendant de la précocité de son administration. Si il est administré dès l’apparition des symptômes, il permet de raccourcir la symptomatologie de 2à 3 jours et de raccourcir très probablement également la période de contagiosité.

Durée du traitement:

5 jours lors prescription thérapeutique (ou plus si immuno déprimé),
pour la durée de l’épidémie grippe saisonnière si prescription dans le cadre d’une prophylaxie

Principaux effets secondaires: troubles gastro-intestinaux, céphalées

Q: Est-t-il vrai que le Tamiflu a été mis en cause dans le suicide d’ adolescents au Japon?

R: il n’a pas été démontré que ces suicides soient imputable à l’oseltamivir (Tamiflu). Cependant l’administration d’oseltamivir à des patients ayant des troubles psychiatriques doit se faire avec prudence et sur prescription médicale (balance entre risques et bénéfices) car une exacerbation de troubles psychiatriques ont pu être observés sous traitement d’ oseltamivir.

Q: Que sait-on de l’efficacité du tamiflu sur le virus pandémique?

R: l’ oseltamivir a été démontré comme présentant une efficacité face au virus H5N1.

Plusieurs études in vitro confirme l’efficacité de l’ oseltamivir face au virus H5N1, ceci à des doses identiques à celle données pour le virus saisonnier.

Il faut relever l’apparition de résistance du virus H5N1 après l’administration d’ oseltamivir chez des patients souffrant de grippe aviaire. Il faut cependant relever que l’administration d’ oseltamivir fait faite tardivement dans la maladie ce qui pourrait expliquer l’apparition de cette résistance.

En ce qui concerne le virus pandémique:pas d’expérience (attention = risque de résistance: le virus fortement exposé au oseltamivir pourrait développer une résistance

Plan cadre pandémie - établissements

Q: Comment circulera l’information en période pandémique?

R: Toutes les informations concernant l’évolution de la pandémie se feront par l’intermédiaire de l’OFSP et des autorités sanitaire cantonales (pour le canton de Vaud:SSP, Etat major de crise). Toutes les institutions y compris les institution socio-sanitaires et socio-éducatives sont incluses dans le plan pandémique.

Q: Un plan fonctionnel est-il prévu pour les  institution socio-éducatives?

R:Une déclinaison du plan cadre à l’intention des instituions socio-éducatives est voie de finalisation et sera diffusé durant le 1er semestre 2008.

Q: Combien de temps avons-nous lorsque des cas sont déclarés pour mettre en place les mesures?

R:Dès le déclenchement de la phase 4 du plan pandémie (petits foyers de transmission inter humaine) des mesures doivent être instaurées Le temps à disposition avant l’entrée en phase 6 est estimé à 2-3 semaines. Dès que la pandémie sera sur notre territoire, le temps estimé de la première vague est de 6 à 8 semaines. Il pourrait survenir d’autres vagues. Les vagues suivantes pourraient être moins importantes (une partie de la population aura fait la grippe durant la première vague et par conséquent sera immune) et de plus on connaîtra mieux le virus et on aura peut-être à disposition le vaccin pandémique.

Q: Combien de temps va durer l’isolement de l’EMS en cas de grippe?

R:La durée de la vague pandémique c’est à dire selon les projections 6-8 semaines pour la première vague puis selon l’évolution de la pandémie.

Q: Le regroupement des résidents grippés augmente-t-il la mortalitéde ces derniers?

R:Le regroupement de personnes présentant une infection par un même germe n’augmente pas en soi de façon significative une surmortalité liée au regroupement. Il faut cependant éviter tout risque de transmission d’autres germe et en particulier la transmission de germes pouvant surinfectés les voies respiratoires. Le risque est très limité si le personnel applique rigoureusement les précautions Standard. La surmortalité qui pourrait survenir dans la population vivant en EMS sera avant tout due à l’âge et à la présence de comorbidités.

Q: Quels seront les soins spécifiques à la prise en charge des grippés qui seront prodigués par les professionnels de soins des EMS?

R: En plus des soins de base et de confort les principaux soins qui seront demandés seront d’une part de s’assurer d’une bonne oxygénation du patient (oxygène, aspirations), d’une bonne hydratation(voie veineuse) et d’une antalgie efficace (antipyrétiques et antalgiques).

Q: Comment gérer la pénurie de personnel durant la période de pandémie?

R:Il faut s’employer à mettre en place tous les moyens qui permettent de palier à la pénurie comme l’utilisation de réservistes (personne à même de travailler durant cette période= jeunes retraités, augmentation du pourcentage d’activité), réorganisation du travail (horaires continus)et collaboration avec les organisations faîtières (liste du personnel disponible).

Q: Comment identifier le médecin responsable de l’EMS durant la pandémie?

R:Chaque EMS a un médecin responsable et c’est à chaque institution de discuter avec le corps médical pour qu’il désigne un ou deux médecin(s) référent(s) pour toute la période pandémie. Ce(s) médecin(s) seront les référents médicaux pour tous les résidents durant cette période.

Q: A quel moment faut-il contacter le personnel de réserve, prévoir les réserves de médicaments, s’assurer que les fournisseurs seront à même de fournir le matériel (O2 – médicaments…)?

R:Il faut organiser ce réseau le plus tôt possible. L’activation effective de ce réseau devra coïncider avec le déclenchement par l’OFSP de la phase 4 du plan pandémie. Au niveau cantonal, ce sont les autorités sanitaires vaudoises qui déclencheront le déploiement du plan pandémie. Le personnel de réserve devrait être contacté dès le déploiement du plan pandémique pour entrer en disponibilité dans les 2-3 semaines qui suivront.

Q: Est il prévu des formations pour le personnel travaillant en EMS et qui doit assurer des soins aigus (perfusions, oxygénothérapie,…)?

R: Les soignants des EMS doivent être à même de prendre en charge des résidents avec une infection provoquant une morbidité et mortalité importante. Les remises à niveau des connaissances techniques (pose de voies veineuse, oxygénothérapie, thérapie respiratoire)doivent être organisées à l’interne dans chaque EMS. Cela permettra aux participants de se familiariser avec le matériel à disposition dans l’institution. De plus il faut prévoir d’organiser à l’interne un soutien psychologique du personnel qui pourra être confronté à une surmortalité peut-être importante

Q: Faut il garder en "zone grippée" les résidents ayant terminé la grippe?

R: un retour en "zone non-grippée" pourra être envisagé dès la fin de la phase de contagiosité  (approximativement après une semaine de maladie selon les connaissances actuelles). Ces résidents peuvent reprendre une activité normale (repas en commun, activités récréatives communes, etc.)

Q:Autorisation de visites pour le résident en fin de vie, grippé et mourant?

R:Les proches pourront rendre visite à leur parent malade en fin de vie. Il sera demandé aux familles d’utiliser toutes les mesures à disposition dans l’institution pour éviter les risque de transmission de ce virus. Mesures à adopter: les famille utiliseront les même moyens que le personnel soignant travaillant dans les "zones grippées" soit isolement gouttelettes et contact (masque type chirurgical, gants, surblouse et désinfection des mains). Bien que les gants et la surblouse ne soient pas indispensables, il sera difficile de justifier des mesures différentes pour les familles et les soignants.

Q:Combien de temps un cadavre reste-t-il infectieux?

R:Pour la grippe, le mode de transmission du virus étant par voie aérienne (gouttelettes), dès que la personne ne respire plus, il n’y a plus de risque de transmission. De plus, pour ce multiplier les virus ont besoin de nos cellules et donc dès le décès il y a arrêt de la multiplication du virus.

Q: Comment entretenir l’environnement durant la pandémie?

R: .Après le transfert d’un résident grippé de la zone non grippée en zone grippée, l’environnement immédiat (fauteuil, poignée de porte, table de nuit, téléphone, télécommande, etc.) du résident doit être impérativement nettoyé avec un désinfectant-détergeant avant d’installer un nouveau résident. Il est impératif de maintenir la zone non grippée le plus exempte possible du virus: Ceci peut se faire par une désinfection biquotidienne de l’environnement à haut risque (sanitaires, poignées de portes, rampe d’escalier, bouton d’ascenseurs, salles de séjour commune par exemple). Par contre il faut espacer l’entretien des zones avec risque faible (chambre des résidents ayant déjà fait la grippe, entretien du sol des chambres et du mobilier autre que tables, chaises, tables de nuit)
Pour la zone grippée, il est important de maintenir la zone avec une quantité de virus le plus bas possible pour protéger le personnel qui travaille dans cette zone. Dans la zone grippée, il faut mettre l’accent sur le maintien des lieux communs du personnel (salle de séjour du personnel, desk, salle de préparation de médicaments) le plus propre possible (désinfection biquotidienne voire plus), ceci dans le but de protéger le personnel.

Q: Faut-il mettre en place un circuit particulier pour le linge souillé:

R: Il faut maintenir le circuit actuellement en place car le virus est sensible aux désinfectants déjà utilisés en routine

Q:Comment traiter la vaisselle?

R: aucune mesure supplémentaire ne doit être introduite

Matériel de protection

Q: Pouvez-vous nous dire quels types de masques seront fournis par l'étatdurant la pandémie?

R:Au niveau cantonal il a été décidé de distribuer des masques de soins (ou chirurgicaux) au personnel. Pour le personnel des soins intensifs et le personnel qui procédera à des bronchoscopies, il est prévu de mettre à disposition des masques ultra filtrants. Il est important de rappeler que le virus de la grippe se transmet essentiellement (99% du virus) par gouttelettes et contact et par conséquent, un masque chirurgical ou masque de soins permet d'obtenir une protection suffisante pour le personnel. Il faut relever que dans certaines circonstances particulières il est possible d'avoir des aérosols de virus de la grippe. Ces situations se rencontrentprincipalement lors d'aspirations chez des patients intubés et lors de bronchoscopies. Dans ces situations il est demandé au personnel de mettre un masque ultra filtrant.

Q: Pourquoi l’OFSP recommande t-il l’utilisation de masques ultrafiltrants en cas de grippe aviaire alors que pour la pandémie ce sont les masques chirurgicaux qui sont préconisés?

R: Le mode de transmission du virus de la grippe aviaire est identique à celui du virus de la grippe pandémique cependant comme actuellement il y a très peu de patients répondants au critères d'une grippe aviaire (voyage avec contact avec des volailles malades et symptômes de grippe), l'OFSP propose de prendre des mesures de précautions maximales pour le personnel soignant qui prendrait en charge ce type de patient. D'autre part il faut relever qu’actuellement en Suisse, le personnel soignant ne peut être exposé au virus aviaire en dehors des soins (ce virus ne circulant pas dans notre pays), alors qu'il en sera très différent avec le virus pandémique (le personnel soignantaura l'occasion d’être exposé à ce virus en dehors des milieux de soins (circulation du virus pandémique dans la population)).De plus le port du masque ultra filtrant, pour être efficace, doit être porté correctement ce qui engendre souvent une gêne respiratoire conduisant à son port incorrect par le personnel. Nous nous trouvons actuellement dans le cas d'hospitalisations très épisodiques de patients infectés par le virus de la grippe aviaire  alors que lors de pandémie grippe il s'agira de prodiguer des soins simultanément à des dizaines de patients. Le personnel soignant devra garder son masque durant une grande partie de son activité et donc il est important de lui proposer d'adopter des moyens de protection acceptable et qui seront correctement utilisés.




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Dernière modification le 01.02.2008