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Surveillance des MRSA en établissements de soins chroniques (EMS)
MRSA: Meticilline Resistant Staphylococcus aureus
(Staphylocoque doré résistant à la Meticilline).
Le staphylocoque doré est une bactérie que l’on retrouve normalement sur la peau ou dans le nez d’un quart de la population sans pour autant être à l’origine d’une infection mais qui peut, dans certaines circonstances, provoquer une infection.
Le staphylocoque doré méticilline résistant (MRSA) est un staphylocoque doré contre lequel certains antibiotiques ont perdu leur efficacité. Le MRSA est en particulier résistant aux antibiotiques du type bétalactamines et certaines souches de MRSA sont devenues résistantes à pratiquement tous les antibiotiques. Cet épuisement des ressources thérapeutiques justifie le recours à des mesures de prévention pour éviter la dissémination du MRSA. Ces mesures doivent être adaptées aux types d’établissements et de patients, car le risque d’infection est variable: élevé voire très élevé dans certains services de soins aigus, bas dans les lieux de vie, négligeable peu important dans le cadre familial sauf exceptions.
L’Unité cantonale d'hygiène, prévention et contrôle de l'infection (Unité HPCI) a mené 3 enquêtes sur la prévalence de MRSA dans les EMS en 2003, 2006 et 2007-2008. La première enquête, effectuée en 2003 dans 17 des 155 EMS du Canton, avait démontré un portage de MRSA chez 4.5% des 872 résidents testés. Cette enquête a motivé la réalisation d’une deuxième, à plus large échelle, afin de mieux évaluer la situation épidémiologique du portage de MRSA dans cette population. L’enquête de 2006, qui regroupait 34 EMS volontaires, a montré une prévalence globale de 10% (le taux variant de 0% à 39% selon les établissements). Simultanément, des mesures de prise en charge ont été mises en place pour les résidents porteurs de MRSA. Elles comprenaient la formation du personnel à une application rigoureuse des mesures d'hygiène connues sous le nom de "précautions standard", et un isolement de contact du site anatomique colonisé. Afin d’en évaluer l'impact et de surveiller l’évolution de la situation, une nouvelle enquête de prévalence des MRSA a été entreprise en 2007-2008, incluant cette fois un échantillonnage des résidents de 130 EMS (soit 84% des établissements du canton). Au total, 12 % des résidents dépistés étaient colonisés par du MRSA. A nouveau, les résultats montraient une importante disparité, avec des prévalences variant de 0 à 60% selon les EMS. Face à cette progression du taux de résidents d'EMS colonisés par MRSA, le chef du Département de la santé et de l'action sociale (DSAS) du canton de Vaud a confié à l'Unité HPCI la mission d'intervenir pour améliorer la situation.
Contrairement aux recommandations proposées pour les milieux de soins aigus, celles destinées à prévenir la transmission de MRSA dans les institutions de long séjour sont très lacunaires. Pour les EMS, un dépistage des patients à risque, des mesures de confinement et un traitement de décolonisation pour les porteurs sont des mesures controversées. Alors que leur efficacité n'a pas été démontrée dans ce contexte, ces mesures vont à l'encontre de la nécessité, pour un résident, de se mobiliser et de maintenir une activité physique et sociale dans l’EMS. De plus, elles requièrent des ressources importantes, financières ou en termes de temps de travail pour le personnel soignant. Au vu des incertitudes quant à l'impact de ces mesures, des contraintes qui en découlent pour les porteurs de MRSA et pour les EMS, et des investissements en jeu, nous proposons de mener cette action sous forme d'un protocole comparatif randomisé. Une recherche-action nous semble offrir les meilleures chances d’avoir des retombées bénéfiques aussi bien pour les résidents en termes de qualité de vie, que pour les institutions de long séjour en termes de clarification des pratiques, ou que sur le plan scientifique.
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Titre de l'étude :
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Prévention des infections causées par le staphylocoque doré résistant aux antibiotiques (Staphylococcus aureus résistant à la méticilline, MRSA) chez les résidents des Etablissements médico-sociaux du canton du Vaud
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ACTUALITES
4.2. But de l'étude :
Le but de cette étude est de comparer une nouvelle stratégie de prise en charge renforcée des résidents d'EMS porteurs de MRSA à la stratégie actuellement en vigueur. Cette dernière comprend la formation du personnel à une application rigoureuse des mesures d'hygiène connues dans le domaine des soins sous le nom de "Précautions Standard", et un isolement de contact du site anatomique colonisé. La nouvelle stratégie reprend ces composantes et y ajoute un traitement de décolonisation des résidents porteurs de MRSA, identifiés par un dépistage systématique.
4.3. Objectifs de l'étude :
L’objectif primaire de l’étude est:
- déterminer l'efficacité d’une stratégie de prise en charge renforcée (groupe action) sur le taux de portage de MRSA dans la population institutionnalisée des EMS du canton de Vaud, comparée à la stratégie en vigueur actuellement (groupe contrôle).
Documents d’enquête 2010-2011
Groupe contrôle
Groupe action
Etablissements participants

Dernière modification le
04.06.2010
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