Importance et évolution du problème
Transmission et principes de prévention
Surveillance individuelle et prise en charge
Surveillance épidémiologique
Surveillance des MRSA en Soins aigüs
Surveillance des MRSA en EMS
Prévention en soins aigus
Prévention en CTR
Prévention en EMS et en établissement psychiatrique
Prévention en ambulatoire
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MRSA:Transmission et principes de prévention

La transmission

Les patients infectés ou colonisés constituent la principale source de staphylocoques dorés, mais l'environnement (objets contaminés) peut occasionnellement jouer un rôle.

La colonisation est influencée par l'âge, l'état de santé en général, la présence de conditions médicales particulières (eczéma, dermatite, diabète traité par l'insuline). Une hospitalisation prolongée et une antibiothérapie sont également des facteurs de risque pour le MRSA. Les infections causées par le MRSA sont identiques à celles dues aux staphylocoques dorés sensibles aux antibiotiques.

Pour un patient colonisé par un MRSA, le risque de développer une infection est plus particulièrement associé avec les conditions suivantes: dialyse, présence de maladies chroniques sous-jacentes (diabète et maladie vasculaire périphérique avec ulcères), maladies graves (cancer avancé), présence de plaies chirurgicales ou de dispositifs médicaux (sondes urinaires, cathéters intra-veineux, gastrostomie, etc.).

Le staphylocoque doré se transmet essentiellement par contact direct (mains du personnel, contact entre patients). Le risque de transmission dépend de plusieurs facteurs, les uns dépendant du patient porteur (présence et gravité d'une infection à MRSA, infections de plaies, pneumonie) et les autres dépendant de la relation patients / sujets "contact" (présence de facteurs de risque pour une colonisation/infection). Ces facteurs de risque sont avant tout présents dans les populations de patients de soins aigus, en particulier les soins intensifs et les services de brûlés. Enfin, le risque de transmission dépend bien entendu de l'application ou non de mesures de prévention de la transmission.

La prévention

La prévention des infections à MRSA repose sur quatre principes:

1. La surveillance individuelle avec le contrôle de la transmission et de la dissémination de ce germe, c’est-à-dire:

stratégie de prévention et de contrôle dans les établissements de soins aigus

stratégie de prévention et de contrôle dans les centres de réadaptation (CTR)

stratégie de prévention et de contrôle en EMS et institutions psychiatriques

stratégie de prévention et de contrôle en ambulatoire

  • application des Précautions Standard dans tous les milieux de soins et pour tous les patients qu’ils soient identifiés ou non comme porteurs de MRSA,
  • instauration de précautions additionnelles pour les patients connus ou présumés comme étant infectés ou colonisés par MRSA.(lien avec précautions additionnelles/précautions de contact)

L’instauration de ces mesures doit tenir compte des risques suivants:

  • risque de propager l’infection (patient infecté > patient colonisé)
  • risque de contracter l’infection (hospitalisation en soins aigus > en soins chroniques > à domicile)

2. La surveillance épidémiologique

La surveillance épidémiologique (déclaration des cas et enquêtes prospectives d’incidence et de prévalence) permet le suivi de la situation épidémiologique locale, régionale et cantonale et l'adaptation des mesures de prévention en fonction de l’évolution de l’épidémiologie. Il est important que tous les établissements de soins aigus  participent à la surveillance des MRSA. Cette surveillance s'appuie sur 2 axes :

  • surveillance des cas documentés de patients colonisés ou infectés par MRSA, nécessaire pour l’adoption de mesures adaptées à la situation clinique,
  • participation à une surveillance du taux d’infection à MRSA et à une surveillance des nouveaux cas de MRSA (infection et colonisation).

Cette surveillance permet d'adapter la stratégie de prévention en fonction de l'évolution.  Dans le canton de Vaud, il n’existe pas de base légale concernant la déclaration obligatoire du MRSA. Des négociations pour modifier la législation sanitaire cantonale seront entreprises prochainement. Dans l’attente d’une nouvelle législation, la déclaration volontaire des cas MRSA se justifie en se basant sur la loi des épidémies.

La surveillance épidémiologique des infections (prélèvements cliniques avec MRSA) et des nouveaux cas (prélèvements cliniques et dépistage) se base sur une déclaration volontaire et anonyme de la part des laboratoires. La mise en place de cette surveillance nécessite une solidarité des différents laboratoires et des prestataires de soins. Un programme de sensibilisation auprès des responsables de laboratoire sera entrepris.

3. La transmission de l'information

La prévention de la transmission de MRSA entre établissements dépend de la qualité de l'information au moment du transfert. Pour que cette transmission ait lieu de manière ouverte et efficace, il est important que cette information n'ait pas des conséquences négatives sur le transfert éventuel d'un patient. A cet égard, le fait qu'un patient soit porteur de MRSA ne devrait en principe pas être un motif de refus pour une admission pour plusieurs raisons : tout d'abord, les enquêtes de prévalence ont montré qu'il existait déjà des porteurs de MRSA dans la grande majorité des établissements investigués. Ensuite, les mesures de prévention proposées sont le résultat d'une réflexion stratégique sur la meilleure manière de gérer actuellement le problème des MRSA. Cette stratégie réduit à un minimum les mesures d'exclusions et suppose également une solidarité entre établissements.

4. L'information du patient et de ses proches

Une bonne information est importante car la découverte d'un MRSA suscite de nombreuses questions et peut engendrer des pratiques que le patient et ses proches doivent pouvoir comprendre (plaquette d’information destinée au patient).

5. La formation

Un programme de formation du personnel de l'établissement doit être mis sur pied. Il permet non seulement de donner au personnel tous les éléments nécessaires à une bonne application des mesures de prévention mais permet aussi souvent de dédramatiser la situation et de rassurer les membres du personnel sur le fait que le MRSA ne met pas en danger leur santé ni celle de leur famille.




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Dernière modification le 20.03.2014